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By Camille de Toledo

Camille de Toledo signe ici le troisième volet d’une « trilogie européenne ». Après Le Hêtre et le Bouleau, à los angeles suite de Vies pøtentielles, Oublier, trahir, puis disparaître discover, entre conte et récit mythologique, le temps européen, à los angeles charnière du XXe et du XXIe siècle, à l’heure où se pose los angeles query de l’oubli et de los angeles trahison...

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Tu avais assez de strength, Elias. Je pouvais bien partir, et toi, continuer seul l’histoire de notre traversée. Mais le Semeur n’a pas voulu de moi. En aveugle, il disait : Mioshkù ! Toi ! puis il s’est tourné vers l’arrière du teach et il s’est mis à marcher. Il a fait tomber une valise, puis une autre. Il les poussait avec les pieds. Il était en colère et j’ai pensé que c’était peut-être ma faute. Au milieu de los angeles voiture, il a heurté un déambulateur. L’engin était leisureé là, sans maître, roulant d’un bout à l’autre tant que le educate avançait. Mais là, il était figé dans l’allée centrale, il obstruait le passage. Le Semeur l’a soulevé, puis jeté vers le fond. Après quoi, il l’a poursuivi en hurlant : Mioshkù ! Mioshkù ! Mioshkù ! Toi ! Toi ! Toi ! Puis il s’est lancé à corps perdu sur ce qu’il prenait, de toute évidence, pour une bête particulièrement féroce. C’était une lutte. D’un côté, le Semeur, et de l’autre, une espèce nouvelle qui répondait à ses coups en roulant, en se pliant. Tu as ri, Elias. Les passagers aussi ont ri, ils se moquaient de lui, de son wrestle contre le déambulateur. Il a dû le sentir, vehicle il s’est relevé, ses yeux crevés cherchant qui, dans le wagon, osait rire de lui. Mais tu as raison, Elias, il ne voit rien. Il ne peut que flairer l. a. peur et le chagrin. Alors, seul, il a repris sa guerre, se tordant contre les roues de l’engin, répétant : Mioshkù ! Toi ! Puis, soudain, comme s’il avait fini de jouer, il s’est redressé et, solennellement, a poussé son ennemi jusque sur los angeles plateforme du educate. Il a fait mine de caresser l. a. bête, et il l’a laissée glisser dans le ravin. Le Semeur est relaxationé là, un lengthy second, sur le seuil du wagon. Une pensée sombre, tragique, paraissait l’accabler. L’ÉNERGIE VITALE DOIT REVENIR ET RÉVEILLER TOUTES LES POCHES ÉTEINTES DU REGRET L’énergie vitale doit revenir et réveiller toutes les poches éteintes du remorse. Cette word et d’autres comme celle-ci, je les ai gravées en moi après t’avoir connu. Cette word, Elias, devait m’aider à rompre avec les séductions de l. a. nostalgie. Je l’entendais chaque fois que je me mettais à mon bureau pour écrire. Et toi, déjà, tu n’étais plus tout à fait une bête, pas encore un enfant. Tu balbutiais, tu essayais de me parler avec si peu de mots, tu inventais une langue, crapahutais comme un sauvage. Nous faisions connaissance. Je me souviens que tu tournais autour de moi en poussant des cris incompréhensibles. C’était ta langue, celle que tu inventais au fil des jours. Au début, tu me dérangeais. Je craignais d’avoir à jamais perdu, par ta faute, le droit d’écrire et de tousser comme un malade. automobile il faut, pour être père, pouvoir au moins porter son enfant. Et je ne pouvais pas te porter. J’étais relaxationé assis tant d’heures, tant de jours, pour lire, pour écrire, que mon dos ne supportait pas un poids de plus. Je ne te connaissais pas encore que déjà ta présence, le souffle de ta respiratory l. a. nuit, le bruit incessant que tu produisais, m’obligeaient à changer. Chaque jour, à ta vue, je mesurais l’infection de penser, d’étudier sans relâche, sans prendre le temps ni de vivre, ni d’entraîner ses jambes, ses bras et le reste du corps.

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